Qu’on se le dise d’entrée, je suis une grande fan de Disney. Mulan, Aladin, Cendrillon et comparses ont bercé mon enfance. Tous les ans, pour mon anniversaire j’avais droit à ma cassette vidéo du dernier Disney. Le premier film que j’ai vu au cinéma s’appelle la « Belle et la Bête ». Habitant non loin de Disneyland Paris, je fait parti des premiers visiteurs. Et Blanche Neige à longtemps été mon modèle. Alors dites vous bien que la culture Disney est ultra bien implantée en moi !
J’ai pourtant développé un sens critique vis à vis de la manière d’interpréter le monde qui transparaît dans les films Disney. La magie est moins là pour moi car les grosses ficelles ethnocentriste, stereopisante qui sous tendent les histoires, les personnages sont trop grosses et trop visibles.
Invisibles pour une enfant bien sûr…
Comme je vous le confiait plus tôt, Blanche Neige à longtemps été mon modèle. Longtemps jusqu’à ce qu’un jour, vers l’âge de 8 ans je me retrouve dans une colonie à la campagne. Comme je l’avais toujours fait auparavant, j’expliquais aux animateurs, mon admiration pour Blanche Neige et mon envie de lui ressembler. Ce à quoi ils avaient réagi par des moqueries. J’ai mis un long moment à en comprendre la cause: il était tout à fait grotesque que moi, une fillette marron comme le chocolat puisse s’imaginer ressembler à une princesse à qui des bonnes fées ont donné des attributs de beauté dont celui d’avoir la peau Blanche comme Neige.
Et en grandissant…
En repensant à cet événement, je me dis que finalement il n’y avait rien de grotesque pour une petite fille de s’identifier aux héroïnes qui l’entourent. Et dans le monde Disney des années 90, toutes correspondaient à des archétypes de beauté occidentaux. Plusieurs études ont montré l’impact qu’un tel environnement culturel peut avoir sur la perception que tout à chacun va avoir de lui même et de ses pairs vis à vis d’un archétype qui devient une norme (vidéo de la poupée).
Cet exemple est très personnel et est de surcroît autant imputable à Disney qu’à grim
Pour ceux qui doutent j’en ai un florilège à vous proposer. Traitement des africains à Disney world
Tout ça pour dire que sous des traits innocents, l’univers Disney véhicule des valeurs et des stéréotypes et cela est d’autant plus grave que ses histoires s’adressent à des enfants très perméables à toute idée qu’on leur soumet.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
